La Roumanie, et pourquoi pas ? (1ère partie)
La Roumanie, et pourquoi pas ? (1ère partie)
Hervé Ducruet
Alors que bientôt l’envie de partir va bientôt revenir avec les beaux jours, la question qui va se poser est : où aller ? Pour un weekend ou un séjour, il y a pourtant des destinations pas si lointaines à découvrir. La Roumanie est de celles-ci. Dans cette première partie, nous essaierons de comprendre pourquoi la destination marche peu.
Il y a là un véritable mystère. Car, le pays ne manque pas d’atouts pour devenir une destination touristique leader. Il y a la chaîne des Carpates, premier massif montagneux d’Europe devant les alpes pour un tourisme d’hiver ou les randonnées en été, des plages de sable fin qui s’étalent sur 245 km le long de la Mer Noire, le delta du Danube, un sanctuaire naturel pour une faune et une flore d’exception, des châteaux et des légendes, des paysages préservés… bref, rien ne manque à l’inventaire.
Si, une chose pourtant essentielle : l’image ! La destination n’a pas d’image. Or, toutes les destinations touristiques en ont une. Qu’elle soit associée à un monument, un paysage, une ville, une spécialité gastronomique … Un pays = une image CQFD !
Et la Roumanie n’en dégage aucune. Pire, l’image ou plutôt les images qui lui sont associées sont toutes plus ou moins assorties d’une connotation négative. Durant les agapes de fin d’année, j’ai rencontré une trentaine de personnes, membres de ma famille, mes amis et encore mes voisins (un échantillon de 23 à 70 ans) et je leur ai posé à chaque fois la même question : La Roumanie, ça vous évoque quoi ?
Comment on en est arrivé à ce résultat ?
Pour les gens de ma génération (la cinquantaine et plus), difficile de faire un classement. Parmi les associations d’images les plus citées : Ceaucescu – la révolution quasi en direct à la télé – les bébés et orphelinats roumains – les chien errants – … Va communiquer avec ça ! Il y a bien le Thermalisme mais ce n’est pas une exclusivité du pays et Dracula…
Le verdict des plus jeunes (20 – 25 ans) n’est pas plus rassurant. Image de la Roumanie : zéro, rien, vide sidéral ! A peine s’ils savent la situer sur une carte de l’Europe… Intentions de départ futures : quasi-nulles !
Qui dit manque d’image… dit manque de communication. C’est un résumé un peu brutal certes, mais l’action et la présence (très) discrète des représentants officiels de la destination lors des salons professionnels est malheureusement criante.
Pour compenser, la promotion de la Roumanie est plus souvent le fait de sociétés privées qui se démènent avec leurs petits moyens. En Belgique et en France, on peut citer Blue Air ou encore Maxitours comme ambassadeurs très actifs. Et Pagtour désormais pour vous donner l’envie de découvrir la Roumanie.
Dans deux précédents articles, Michel Ghesquière vous a présenté l’étonnante capitale, Bucarest (1) (2). Dans la seconde partie de ce dossier consacré à ce pays, je vous propose de partir à sa découverte, des plaines de Transylvanie aux rives de la Mer Noire en passant les montagnes des Carpates. Un voyage dans un pays authentique et unique qui s’ouvre doucement au tourisme.




