LA ROUMANIE, ET POURQUOI PAS ? (3EME ET DERNIERE PARTIE)
La Roumanie, et pourquoi pas ? (3ème et dernière partie)
Publié dans PAGTOUR le 15 janvier 2015
Hervé Ducruet
Cette fois, c’est parti. Départ à la découverte de la Valachie, Bucovine, Transylvanie, des Carpates, des eaux sulfureuses et des plages de sable fin de la Mer Noire.
Pour Bucarest, je vous invite à lire le reportage que Michel Ghesquière avait consacré à l’étonnante capitale (1) (2). Nous ne nous attarderons pas et filerons pour une découverte que l’on peut facilement réaliser en une semaine.
L’avantage de la Roumanie, dont la superficie est environ une fois et demie plus petite que la France, c’est aussi sa forme régulière qui permet de découvrir le pays à son rythme, chaque région n’étant jamais très éloignée de l’autre. Une destination idéale pour une découverte en individuel ou en groupe.
Transylvanie, au cœur des Carpates
Située au centre du pays, à 150 km au Nord-Est de Bucarest, la Transylvanie est un véritable bastion naturel dont les remparts en seraient les Carpates. Montagnes escarpées, forêts denses et plateaux fertiles sont au rendez-vous des paysages typiques de la Transylvanie. Une protection naturelle qui l’a préservée du temps, qui semble ici comme suspendu (photo ci-contre).
On y observe toujours une nature intacte qui abrite des trésors naturels comme les lacs glaciaires de Retezat, la grotte-glacier de Scărişoara ou encore le parc national Piatra Craiului, patrie des ours. Mais la Transylvanie, c’est aussi le pays des églises médiévales et des forteresses.
C’est à Braşov qu’on trouve l’un des centres médiévaux les mieux conservés d’Europe de l’architecture typique allemande. Mais il y a aussi Sibiu, qui fut capitale culturelle européenne en 2007 ou encore Sighişoara, une des rares villes-citadelles encore habitée du monde, origine du mythique Dracula.
En Transylvanie, même les églises sont fortifiées : Biertan, Saschiz et surtout, Prejmer, l’une des plus grandes d’Europe. Sept des 150 églises fortifiées de la région font partie du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.
Mais sa notoriété, la région la doit d’abord à un personnage de roman surgi de l’imagination de l’écrivain Bram Stoker et adapté au cinéma à Hollywood : Dracula ! Un personnage fictif, librement inspiré du prince Vlad Ţepeş dont l’esprit hante encore le château de Bran à côté de Braşov.
Maramures et Bucovine, le temps s’arrête…
Après la Transylvanie, toujours cap au Nord vers la région historique du Maramures, Ici, le temps est suspendu et les vêtements des habitants sont à l’identique depuis environ deux mille ans. On peut notamment les admirer dans les villages de la Vallée de l’Iza, de la Mara ou de la Tisa,
La particularité de la région tient à la civilisation développée autour du bois, laquelle a façonné le style gothique si typique de la région de Maramures, et qui explose dans les églises peintes et dans les portes monumentales. Huit des églises de la région (Bârsana, Budești, Desești, Ieud, Plopiș, Poienile Izei, Rogoz et Șurdești) sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO
Juste à côté, à l’Est, cachée dans les montagnes, la Bucovine abrite l’église de Voronet, la « Chapelle Sixtine » de l’Orient (photo). Mais plus que ce trésor architectural, c’est toute la région qui vaut le détour. Des petits villages intemporels nichés dans une campagne apprivoisée à l’ancienne.
Au Sud-Est de la Bucovine, la Moldavie déploie ses paysages harmonieux où alternent hautes montagnes, douces collines et plaines lascives. Une région typiquement rabelaisienne où le vin s’y est épanoui avec des crus étonnants comme le Grasa de Cotnari ou encore le Galbena de Odobeşti.
On le sait moins, mais la Moldavie c’est aussi le dernier sanctuaire des bisons européens, emblème de la région. Des bisons que l’on peut trouver dans la réserve de Vânători-Neamţ. C’est là aussi qu’on trouve les Gorges de Bicaz et le fameux lac rouge. A cette étape, deux opportunités s’offrent au voyageur. Soit il rentre à Bucarest, soit il pousse vers la côte.
Entre Danube et Mer Noire, le Delta est un monde à part
Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, il le plus grand et le delta d’Europe et aussi le mieux conservé. A l’Est du pays, léché par la Mer Noire, c’est un véritable labyrinthe où se succèdent roseau, canaux, lacs, marais, îles flottantes et bancs de sable…
Inutile de dire qu’il un véritable paradis naturel pour la faune locale. On y recense près de 250 espèces d’oiseaux migrateurs, dont une colonie de 2 500 couples de pélicans blancs, qu’on peut observer au printemps ou à l’automne.
Un paradis où homme et nature cohabitent en parfaite harmonie. Au hasard des innombrables bras du delta, on peut découvrir des villages de pêcheurs dont certains sont peuplés par des villageois d’origine russe, ukrainienne, mais aussi turque, grecque ou encore arménienne.
Au sud du delta, le littoral de la mer Noire s’étend sur 250 km jusqu’à la frontière bulgare. Bénéficiant d’une durée d’ensoleillement jusqu’à 12h00 de mai à septembre, la quinzaine de stations balnéaires se sont développées autour de Mamaia.
Outre le farniente des plages, on trouve aussi de nombreuses stations thermales réputées. Pour info, la Roumanie ne compte pas moins de 3 000 sources thermales ou minérales et pas moins de 70 stations réparties entre mer et montagne ce qui en fait une destination« bien être » par excellence.
Comme on peut le voir dans cette promenade qui nous a emmené à la découverte de ce pays méconnu, la Roumanie est vraiment un pays mosaïque où passé et présent cohabitent en harmonie, tout comme les hommes et la nature. MAXITOURS.TRAVEL et BLUE AIR sont à votre service pour vous servir.




