LA ROUMANIE, ET POURQUOI PAS ? (2EME PARTIE)
La Roumanie, et pourquoi pas ? (2ème partie)
Publié dans Roumanie le 12 janvier 2015
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Hervé Ducruet
La semaine dernière, nous nous sommes attardés à comprendre pourquoi la Roumanie, qui à tout pour devenir une devenir une grande destination touristique européenne, a du mal à décoller. Cette deuxième partie lève les idées reçues… et les a priori.
Manque d’image et de promotion flagrant par les autorités touristiques locales, c’est un peu le bref résumé que l’on peut faire pour expliquer la raison de la faible attractivité touristique de la destination (Pagtour du 9 nov). Pourtant, en Belgique et en France, des entreprises privées comme le TO spécialisé Maxitour ou encore la compagnie aérienne Blue Air se battent pour promouvoir et faire découvrir la Roumanie et ses trésors.
Avant de partir, en bon voyageur responsable (et de plus en plus anxieux aux vues des derniers évènements qui se sont produits en France), je consulte le site diplobel pour voir ce qu’ils pensent de la Roumanie.
« Pas de remarque spécifique, mis à part la vigilance d’usage. En Roumanie la menace de terrorisme n’est pas plus grande qu’ailleurs en Europe. Au sein du pays il n’y pas de grandes tensions. La situation générale est stable et calme ». Ouf, pas de fous furieux qui défouraillent à tout va ni de virus Ebola, tsunami et autres cyclones. Pas besoin de vaccins bizarroïdes ni de visa non plus, une heure en plus de décalage horaire et, cerise sur le gâteau, de nombreux roumains parlent français.
Comme on est pro on va vérifier sur le site français, où effectivement aucune alerte sécurité n’est mentionnée. On peut juste lire que « La Roumanie, située dans une zone de forte activité sismique, est régulièrement touchée par des tremblements de terre de magnitude supérieure à 7 sur l’échelle de Richter. S’il est impossible de prévoir les séismes, il convient de se préparer au mieux ». Bon d’accord. C’est tout ?
Ours, séismes… et chiens errants pour les français !
Il y a les ours aussi. Ha ? Selon le Quai d’Orsay, ils seraient environ 6 000, surtout dans les Carpates. « Régulièrement, des touristes sont blessés, parfois même mortellement. La plus grande prudence est donc recommandée ». Il y a combien de sangliers dans les forêts belges et françaises ?
Enfin, il y a les chiens. « Bucarest et la plupart des villes de Roumanie ont la particularité d’abriter un nombre important de chiens errants dont le comportement peut parfois être agressif ». Pourtant, lors de son récent séjour à Bucarest, Michel Ghesquière ne s’est pas fait déchiqueter, ni même mordre (il est suffisamment enragé comme ça). il n’en aurait presque pas vu. On peut lui faire confiance…
Lors de ce reportage, il vous avait présenté l’étonnante capitale, Bucarest (1) (2). On s’attardera donc aux autres régions du pays. Avant toute chose, une réflexion. On choisit une destination en fonction de ce que l’on veut faire. On va rarement aux Maldives ou aux Baléares pour la culture locale…
Culture, Nature, loisirs… tout y est !
Quelles que soient les envies de vacances, la Roumanie dispose des trois éléments essentiels pour une offre touristique diversifiée. Pour ceux qui, comme moi, n’envisagent pas de partir en vacances sans découvrir la culture du pays qui m’accueille. Il y a de quoi faire.
Valachie, Transylvanie, Moldavie (aujourd’hui république indépendante), Bucovine, les régions historiques qui composent la Roumanie semblent tout droit sorties d’un album de Tintin. On ajoute Syldavie et on est dans « Le Sceptre d’Ottokar » ! Et les décors qu’offrent certaines régions roumaines semblent avoir directement inspiré Hergé.
Il suffit de voir le descriptif de la brochure touristique consacrée à la « Syldavie, Royaume du Pélican noir » qui lit Tintin dans l’avion qui l’y emmène pour s’en convaincre. « Pays d’Europe orientale… deux grandes vallées … de hautes montagnes neigeuses… des plateaux couverts de forêts, plaines fertiles … un sous-sol riche en minerais… de nombreuses sources thermales sulfureuses… »
Sauf qu’en Roumanie, c’est vrai. Dans la troisième et dernière partie, nous vous emmènerons à la découverte des nombreux sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco comme les Monastères Voronet, Moldovita ou encore Sucevita, la citadelle médiévale de Sighisoara… Mais il y aura aussi la découverte de ce sanctuaire naturel qu’est le delta du Danube, des sources thermale dont la Roumanie s’est faite la spécialité et des plages de sable fin qui bordent la Mer Noire…
A suivre




