Bucarest – La méconnue (2ème partie)
Publié dans Pagtour.net le 6 novembre 2014
Michel Ghesquière – rédacteur
Bucarest mérite certainement de se retrouver dans la liste des villes city-trips avec une petite nuance: celle d’être reprise dans la liste des cités réservées aux touristes intelligents pour qui la découverte de lieux méconnus passe avant tout.
Heureusement, pour la Belgique sûrement, Maxitours (TO spécialisé) et Blue Air compensent largement le manque de politique promotionnelle des autorités roumaines dont c’est le job. (Ce n’est pas parce que ces deux entreprises font partie des annonceurs de Pagtour que nous disons cela)
Sightseeing tour Pagtour de Bucarest
Force est de constater que les visites que nous avons effectuées le temps d’une d’un jour et demi sont limitées. Volontairement, nous nous sommes comportés comme des touristes « City trip » normaux découvrant une ville armés de leur seul guide et sans l’aide d’un guide-conférencier. Vu le peu de temps, nous avons privilégié le centre-ville et tout ce qu’il était possible de faire à pied.
Passons sur le Parlement :
Oui, c’est grand, très grand…
Oui, c’est monstrueux (même le Palais de justice de Bruxelles est dépassé au niveau de l’aspect kitch et de l’incongruité de la localisation)
Oui, ce « palais » est très typique de la mégalomanie d’un dictateur et de son épouse…
Oui, il mérite un coup d’œil extérieur, mais à notre avis pas plus.
Vers le centre-ville
De ce monument ubuesque, en prenant une sorte de boulevard triomphal (Bulevardu Unirii), on rejoint facilement le centre historique qui jouxte la principale place commerciale (Plata Unirii).
En dehors de l’état déplorable des trottoirs, sur ce boulevard, on peut voir l’une ou l’autre façades intéressantes.
L’îlot sacré bucarestois
Au nord de la place Unirii, après être passé devant un ancien caravansérail bien conservé, une petite église avec une annexe (Icône) intéressante… En y entrant, on découvre que de nombreuses Bucarestoises passent par ici, jeunes et moins jeunes. Ce qui semble indiquer que la religion reste toujours bien implantée.
Puis on pénètre dans un quartier piétonnier qui à première vue ressemble un peu avec des centaines de restaurants, de bars, de boutiques, à une sorte d’Îlot Sacré de Bruxelles ou de Place du Tertre à Paris.
Mais différence de taille. Vu que Bucarest n’est pas une ville qui figure parmi les incontournables des city trips, on ne peut pas dire que l’on se trouve dans un quartier du genre « piège à touristes ». avec des prix prohibitifs pour une simple bière ou tasse de café.
L’essentiel des clients, même dans les restaurants les plus emblématiques, est roumain et bucarestois. Alors s’installer à l’une des terrasses et regarder le passage des jeunes et moins jeunes est en soi déjà une attraction qui vaut la peine (Dieu sait pourquoi il a fait les femmes roumaines aussi jolies…).
Deux incontournables
En se promenant dans ce quartier et un peu par hasard (toujours le fléchage déplorable), on tombe sur deux petites merveilles proches l’une de l’autre : l’église Stravropoleos et la brasserie Caru’cu Bere.
Cette église, datant de 1724, mérite à elle seule de la chercher et de la visiter. Lovée entre des immeubles disgracieux ce petit lieu de culte est très emblématique des églises orthodoxes du coin.
Quand au resto café, il conserve aussi bien sur la terrasse qu’à l’intérieur une atmosphère très XIXe siècle. Et comme les prix pratiqués sont normaux et pas du tout touristiques, c’est également une bonne adresse pour le dîner ou le souper (pour les Belges) et le déjeuner ou le dîner (pour les Français)…
Un petit conseil cependant, si vous voulez y manger, il faut y aller avant le coup de feu de midi sinon bonne chance pour trouver une place.
Une galerie commerçante 19e s…
Autre traversée obligée, la visite, rapide, du Passage Macca Vilacrosse, sortes de Galerie du Roi et de la Reine locales mais de taille réduite…
Ceaucescu, nous voila !
En continuant cette promenade et en se débrouillant vu l’absence de signalétique, on arrive on ne sait pas très bien comment dans le quartier qui a été rendu célèbre par la révolution de 1989 lorsque Ceausescu a prononcé son dernier discours du balcon du Sénat.
Lieu symbolique s’il en est de cette révolte dont les historiens disent qu’elle a surtout été une révolution de palais : un courtisan prenant la place du chef.
En face du balcon, un monument commémore l’événement.
Au bord de cette place de la Révolution, l’ancien palais royal abrite le plus célèbre ensemble muséal de la ville composé de plusieurs musées d’art (médiéval, art moderne roumain et art européen). Si l’on en croit le Michelin, cet ensemble, que nous n’avons pas eu le temps de visiter, mérite 3 étoiles.
Shopping
Comme nous l’avons signalé, il n’y a pas de véritables boutiques « pièges à touristes » où l’on peut trouver des tas de « souvenirs » inutiles qui encombrent les armoires au retour de voyages.
Par contre, un peu partout, des boutiques de brocanteurs ou d’antiquaires qui peuvent rendre heureux le moindre collectionneur ou chineur.
Si vous voulez découvrir ce que les Bucarestois achètent dans la vie courante, l’Unirea Shopping Center place Unirii peut être visité.
Circuler
Nous avons privilégié le taxi. Logique vu les prix pratiqués et pourraient faire rêver les usagers de Paris ou de Bruxelles ! Par exemple le prix du taxi entre l’aéroport international de Bucarest et le centre-ville (environ 16 kilomètres) et de 25 à 30 lei (6 à 7 euros)…
Mais un conseil : toujours utiliser un taxi officiel (jaune) et vérifier si le taximètre fonctionne, que le prix au kilomètre correspond à celui affiché et est enclenché au moment d’embarquer.
Le prix moyen au kilomètre est de l’ordre de 1 à 2 lei dans la ville.
Repas
Le choix est grand comme dans toutes les villes. Les cartes et menus le sont tout autant avec comme handicap qu’elles sont toutes en… roumain et utilisent souvent des caractères peu lisibles. Donc, comme nous l’avions signalé dans notre article précédent sur Bucarest, vive les photos et l’observation des assiettes des autres (oui, je sais ce n’est pas poli…)
À recommander : le Caru’cu Bene proche de l’église Stravopoleos dont nous avons déjà parlé. Si la terrasse est agréable, le décor à l’intérieur vaut lui aussi le passage. Mai attention ce resto affiche souvent complet. Compter une trentaine de lei pour le menu du jour.
Hôtel
Lors de notre séjour, nous avons logé à l’Hôtel Résidence Domenii Plaza un boutique hôtel classifié 4 étoiles proche du centre Exporom (le Heyzel local) et du monumental Arc de Tromphe de la ville.
33 chambres avec des meubles en bois massif de cerisier et de chêne, de linge en coton égyptien et en anglais, offrant un choix entre des chambres simples et doubles (15), studios (14) et des suites élégantes (4).
Les installations comprennent un restaurant, un bar et un patio, un concierge, des services de nettoyage, service en chambre, accès Internet Wifi, des services de spa (jacuzzi, sauna, hammam massage,) et un parking privé.
A noter le restaurant sur la terrasse supérieure fort agréable si … le temps le permet.
Une faiblesse cependant, le petit-déjeuner sous forme d’un buffet assez limité.
Cet hôtel bien que situé assez loin du centre ville est à recommandé selon nous. A noter qu’il est repris dans l’offre de Maxitours




